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Récital romantique au salon Pouchkine 10 et 11 mars 14 mars, 2012

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La pianiste Anna Markova a tenu l'affiche, ce week-end, au salon Pouchkine. Elle a enthousiasmé le public avec une brillante interprétation de pièces de Beethoven, Chopin, Schumann, Scriabine marquant les derniers instants du classicisme et la naissance du romantisme.

La jeune Anna Markova a tenu l’affiche, ce week-end, au salon Pouchkine. Elle a enthousiasmé le public avec une brillante interprétation de pièces de Beethoven, Chopin, Schumann et Scriabine marquant les derniers instants du classicisme et la naissance du romantisme. »

Souvenirs et impressions d’un non russophone en Russie du 3 au 14 février 2012 3 mars, 2012

Posté par astikhvine dans : Non classé , ajouter un commentaire

Comme pour nous préparer un peu, il faisait froid (-7) en cette nuit du 3 février et à 2 heures du matin, nous sommes partis pour la Russie, les passeports et visas enfin réunis. Voyage sans problème et froid plus rigoureux à l’arrivée à Saint-Pétersbourg (-20). Change et achat de chapkas occupèrent les pensées. Le transfert à l’hôtel nous a offert un avant-goût de la circulation locale où l’évitement des congères est plus prioritaire que les feux, les piétons et autres véhicules.

Dès le matin, un rayon de soleil, Svetlana, nous attend à l’hôtel. Comme l’a chanté Bécaud « elle était belle mon guide… » Visite de la ville en voitures, vues somptueuses sur la Neva gelée et achat utile de chapkas.

La visite de la Citadelle et du palais Youssoupov nous enthousiasmera et commencera l’immersion dans les splendeurs de la ville. Pour finir la journée, une plongée dans le ventre de la cité, le métro de Saint-Pétersbourg , le plus profond du monde, est impressionnante.

Le lendemain, nous faisons dans la culture : les Noces de Figaro à l’Opéra Mariinski suivies de la visite de la cathédrale de Saint Isaac : ors et splendeurs de l’église orthodoxe. Puis, pour clore la soirée nous allons chez Olga, notre guide du palais Youssoupov pour une soirée russe autour du samovar : découverte de la nourriture russe et tatare, accueil convivial, chansons et musique. Une ambiance chaude, amicale et sincère.

Le lendemain, nous continuons notre cure de transports en commun, cette fois en bus, pour aller à Tsarskoïe Selo, le palais gigantesque et coloré de la belle Catherine : que d’or, quels espaces : tout est à l’image de la grande Russie. Le parc est magnifique sous la neige et quelques chiens donnent même l’impression de loups à proximité. Au retour nous pouvons apprécier la courtoisie de certains passagers qui n’hésitent pas à projeter au dehors les gens qui les empêchent de sortir. Le slave est peut-être un peu rude ! Théâtre d’enfants animé par Olga l’après-midi. Le soir comme précédemment, petits dîners dans les « cafés » locaux si nombreux dans les rues de la ville.

Le mardi 7, un grand moment pour moi : la visite de l’Ermitage et ses collections magnifiques. Quel bonheur et quelles splendeurs ‘…L’après-midi, visite du marché russe qui présente beaucoup d’objets pour touristes et de l’Église Saint Sauveur sur le Sang versé : toujours de l’or, des icônes et des espaces grandioses.

Le lendemain, nous poursuivons notre marathon culturel et nous passons la matinée avec Catherine, une autre guide, dans le Musée russe, très intéressant et si riche de collections peu connues en Occident. Puis après une visite à Notre-Dame de Kazan nous quittons la splendide « perspective Nevski » pour attaquer la deuxième partie du voyage et c’est le départ pour Tikhvine et la découverte des routes provinciales de

Russie, beaucoup de congères et de nids de poules. A droite, des sapins et des bouleaux et à gauche, des bouleaux et des sapins. La neige recouvre et décore l’ensemble : c’est un paysage superbe de contes de Noël.

Sous la surveillance protectrice, active et quasi permanente de Sophie qui nous héberge dans son salon, nous commençons donc le lendemain par la visite du très beau monastère de Tikhvine suivie d’un spectacle à la Maison de la culture. Le vendredi, nous visitons la maison de Rimski-Korsakov suivie par la visite de la vieille ville et de la cathédrale, la soirée se terminant sur une pièce de théâtre difficile à suivre surtout pour un non-russophone.

Quelques courses le lendemain puis nous sommes reçus par un groupe folklorique de femmes russes, les « Commères », qui chantent, dansent et rient avec entrain tout en nous offrant un repas russe fort agréable. Dans la soirée, spectacle de théâtre et chants à la bibliothèque de la ville.

Le dimanche, nous nous rendons dans un village situé en pleine forêt (sapins sous la neige : il ne manque que les traîneaux et les loups) pour aller aux bains russes. Il fait plus froid (-25) Dans ce décor superbe de carte postale, au milieu d’isbas recouvertes de neige, les amateurs ont pu, de manière un tantinet masochiste pour les non-initiés, s’adonner aux joies aussi chaudes que grêlées, du sauna, des piscines d’eau glacée et des roulades dans la neige après s’être fait fouetter tels des moujiks avec des branches de bouleau.

Après un repas roboratif,(avec toujours du bortsch, on s’y fait d’ailleurs en appréciant les différentes qualités proposées chaque jour) retour à Tikhvine pour une conférence sur l’histoire de la Normandie…

Le lendemain, shopping à la demande du groupe suivi du repas habituel du Café gourmand, la cafétéria de la mairie. Enfin, l’après-midi, visite organisée avec le renfort de l’équipe de judo d’Hérouville, dans une fabrique de sous-vêtements suivie en soirée d’un spectacle de danse.

Enfin le mardi 14, opération «j’irai revoir ma Normandie » avec près de -30° le matin c’est le retour en France avec ses petits aléas (retard des avions) et une température plus clémente à l’arrivée. Un beau voyage riche et très intéressant. Nous avons beaucoup marché dans le froid et la neige. J’ai découvert une autre Russie que celle que j’imaginais ou croyais connaître.

La fin de séjour m’amène à quelques observations, celles d’un candide plongé en pleine Russie sans en parler la langue. D’abord les femmes : elles sont partout, elles travaillent, elles marchent. Qu’elles soient âgées, mal fagotées, petites et boulotes, façon matriochka ou les autres, pomponnées, maquillées, coquettes. Comment peut-on marcher sur les trottoirs glacés avec des talons de 12 cm ? Quant aux hommes, ils ont moins de recherche vestimentaire et sont pour le moins plus bourrus.

A Saint-Pétersbourg, je n’ai pas vu d’animaux à part des oiseaux. A Tikhvine, quelques chats multicolores (noir, roux, jaune et blanc) et des chiens. Mais pas des yorkshires et bichons façon promenade sur la digue à Ouistreham, plutôt des cousins du loup : bergers allemands, samoyèdes et huskies. La gente ailée observée à Saint-Pétersbourg se retrouve à Tikhvine : pigeons et corneilles noires façon corbeau et leurs cousines noires et grises, les corneilles à mantelet que l’on retrouve en Finlande et au Danemark.

Saint-Pétersbourg construit sur les instructions du tsar omniprésent Pierre le Grand a des avenues et des axes magnifiques dignes du fleuve qu’ils entourent et les immeubles qui ne dépassent pas 5 étages ajoutent à la majesté de la ville. Évidemment, Tikhvine, détruite durant la seconde guerre mondiale fait plus banlieue déshéritée mais on y retrouve la même largeur des axes. Les boutiques, nombreuses, n’ont cependant pour la plupart que fort peu de vitrines ouvertes sur l’extérieur, ce qui est dommage.

La nourriture, que ce soit celle des cafés de Saint-Pétersbourg ou de la cantine de la mairie de Tikhvine n’a pas soulevé un enthousiasme fort chez moi. La curiosité de la soirée samovar chez Olga ou le repas des Commères ont néanmoins bien relevé le niveau. Par nostalgie littéraire j’aurais aimé voir des samovars à la place des bouilloires électriques, mais le thé était bon quand même. La responsable du séjour à Tikhvine a bien essayé de tout garder « under control » comme elle le répétait souvent, mais il semblerait qu’il serait bon de laisser aux visiteurs un peu de liberté tant pour faire du shopping que pour déjeuner où ils le veulent, d’autant que la plupart parlaient russe. Je précise enfin que mes quatre compagnes permanentes, Alain et Daniel allant et venant, m’ont apporté un grand soutien dans mon approche de la culture et de la langue russe, traductrices bénévoles et compétentes s’améliorant au fil des jours. Un beau voyage !…

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