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Tikhvine : petite et grande histoire d’un jumelage – Hérouville-Saint-Clair 8 novembre, 2012

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Tikhvine : petite et grande histoire d’un jumelage – Hérouville-Saint-Clair

Ouest-France jeudi 08 novembre 2012


Michel Virengue (à droite) avec à ses côtés Alain Vivier, Jean-Claude Lange et Jean-Pierre Méheut, membres du bureau de l'association Amitié solidarité Tikhvine.

Vendredi, une conférence et une exposition vont raconter les liens tissés entre Hérouville et Tikhvine,une ville de Russie. Une amitié qui dure depuis plus de vingt ans.
L’histoire
Pourquoi et comment une commune de l’agglomération caennaise, ancien village devenu ville nouvelle, s’est-elle jumelée à une cité de la région de Saint-Petersbourg qui s’appelait encore Leningrad ? Pendant plus de vingt ans, les échanges ont pris de nombreuses formes et ils durent encore. « Mais ça n’est pas arrivé comme ça par hasard, lance Michel Virengue, l’un des pionniers hérouvillais, ancien maire-adjoint aux relations internationales de 1989 à 1995. La petite et la grande histoires se sont mêlées autour de cette amitié. »
Tout commence en réalité il y a plus de trente ans, quand le centre international de séjours de la région caennaise voit passer entre 1975 et 1985 plus d’un millier de touristes soviétiques. « Dans les mêmes années, se souvient Michel Virengue, une université d’été accueillait de futurs professeurs de français venus du monde entier. Parmi eux, il y a eu une trentaine de Soviétiques ». Chaque année, Hérouville accueille ces jeunes pour une journée de visite et de découverte. Le terreau s’enrichit au point que l’association Amitiés France-URSS propose à Hérouville d’aller plus loin. Réticence des élus. « On est encore dans la guerre froide et dans une période post-stalinienne ».
1987, rencontre avec Gorbatchev
L’arrivée au pouvoir de Gorbatchev en 1985 va changer et accélérer les choses. « Avec le Dr Garnier, conseiller municipal, j’ai fait partie d’une délégation emmenée par Pierre Mauroy qui a pu rencontrer Mikhaïl Gorbatchev pendant 2 h en 1987. Il nous a expliqué que sa nouvelle politique, la Perestroïka, avait besoin du soutien des Occidentaux. »
À leur retour, les deux élus hérouvillais convainquent le conseil municipal que les choses ont changé. Hérouville se met en quête d’une ville jumelle. À l’époque déjà, des jeunes apprennent le russe au collège Boisrobert et au lycée Allende. Mais c’est une professeur de français en poste à Tikhvine qui noue les premiers contacts en 1989. Ancienne des universités d’été de Caen, elle propose un échange scolaire à la mairie.
La petite et la grande histoires vont se télescoper durant les deux années qui suivent. « Les premières rencontres ont eu lieu en mai et août 1990 au moment où l’URSS commence à vaciller et le jumelage officiel est signé en 1991 quelques semaines avant son éclatement. »
C’est dans un pays en profonde mutation que les liens vont se nouer, avec les scolaires, mais aussi autour de la coopération décentralisée, de la formation ou de la solidarité. « Depuis quelques années, les enfants de l’orphelinat de Tikhvine sont accueillis ici pour des séjours dans des familles hérouvillaises. » Vingt ans après les premières rencontres, les contacts existent toujours avec Tikhvine et une vingtaine d’Hérouvillais sont encore inscrits aux cours de russe.
Vendredi 9 novembre, à 20 h, salle polyvalente de Lébisey, avenue de la 3 e division d’infanterie britannique, conférence « Pourquoi un jumelage Hérouville-Tikhvine ? 1985-1995 » avec Eugène Deviatkine, ancien maire de Tikhvine et Michel Virengue, ancien adjoint d’Hérouville aux relations internationales.

Sébastien BRÊTEAU.

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